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vendredi 13 mai 2011

Clause de mobilité : obligation de définir la zone géographique

Clause de mobilite professionnelle necessité de definir la zone geographique d application obligation contrat de travail refus jurisprudence cour de cassation arrêt n° 09-42321 du 28 avril 2011

Dans son arrêt n° 09-42321 du 28 avril 2011, la Chambre sociale de la Cour de cassation vient d’affirmer que toute clause de mobilité devait indiquer, pour être valable, la zone géographique au sein de laquelle un salarié est susceptible d'être muté.

Si tel n’est pas le cas, la clause de mobilité est nulle.

Clause de mobilite necessité de definir la zone geographique d application obligation contrat de travail refus jurisprudence cour de cassationDans cette affaire, une entreprise de transport avait licencié un chauffeur livreur qui avait refusé une affectation dans le Val-de-Marne, alors qu'il travaillait dans le Nord-Pas-de-Calais.
L'employeur s’était appuyé sur la clause de mobilité figurant au contrat de travail du salarié laquelle autorisait « tout changement d'affectation géographique pour les besoins de l'entreprise ».

Cette clause de mobilité n’apportant pas de précision quant à sa zone géographique d’application, la Cour de cassation l’a donc considéré comme étant nulle (l’employeur ne pouvant en étendre unilatéralement la portée).


Lire également : "RH, paie, gestion du personnel : articles 2010-201"

jeudi 28 avril 2011

Vol et licenciement d'un salarié pour faute grave

Vols et détournements par un salarié licenciement pour faute grave reelle et serieuse sanctions jurisprudence risques contentieux
Un salarié ayant commis un vol dans l’entreprise ne risque pas forcément un licenciement pour faute grave ; c’est ce que vient de confirmer une nouvelle fois la Cour de Cassation (Cass. soc. 6 avril 2011, n° 10-15286).

Dans cette affaire, l'employeur (garage automobile) avait licencié pour faute grave un salarié qui lui avait dérobé la recette correspondant à la pose de deux pneus.  La Cour de cassation a réfuté la faute grave compte tenu de l'ancienneté du salarié (10 ans), de la modicité du vol ou du caractère isolé de l'incident.

Cette position confirme des décisions précédentes concernant le licenciement d’un salarié, pour faute grave, lié à un vol :
  • le détournement de 90 euros par un salarié disposant de 20 ans d’ancienneté (Cass. Soc. 30 juin 2010, n° 09-41.049, 1382).
  • le vol d’une pizza par une caissière de libre-service n’ayant fait l’objet d’aucune remarque durant les 7 années passées au sein de l’entreprise (Cass. Soc. 29 janvier 2008, n° 06-43.501),
  • Lettre de licenciement pour vols ou détournements dans l'entreprise d'un salarié faute grave reelle et serieuse sanctions jurisprudence risques contentieux
  • le vol de six litres de chlore par un salarié ayant une ancienneté de 23 ans et qui n’avait fait l’objet de critiques (Cass. Soc. 26 mai 2010 n° 09-40.963),
  • le vol de deux aimants par un salarié qui n’avait en six ans n’avait fait l’objet de reproches (Cass. Soc. 14 avril 2010 n° 08-43.076).


Lire également les articles suivants :

dimanche 17 avril 2011

Période d'essai renouvelée par e-mail

contrat-de-travail periode essai rupture prorogation renouvellement email durée maximiale modalités
Il est possible de renouveler la période d'essai d'un salarié par email (cf. réponse ministérielle Reynaud du 1er mars 2011, question n° 88.607).
Pour effectuer le renouvellement de la période d’essai par email, il faut que cette possibilité soit prévue, à la fois, par :
  • un accord de branche étendu (Art. L. 1221-21 du Code du Travail),
  • le contrat de travail ou la lettre d’embauche (Art. L. 1221-23 du Code du Travail).

Quant au salarié, il peut donner son accord, également par email, si cet accord est explicite dans des termes clairs et non équivoques.


Pour mémo, la durée maximale de la période d'essai (contrats à durée indéterminée) ne peut excéder (cf. art  L. 1221-19 du Code du Travail) :

periode d essai durée renouvellement renouveler maximale maximum email notifier notification période duree

contrat de travail periode d essai durée renouvellement renouveler maximale maximum email notifier notificationLa période d'essai peut être renouvelée au maximum une fois (ce qui peut porter sa durée totale pour un cadre à 8 mois).

En cas de rupture de la période d’essai, le délai de prévenance :
  • est de 48 heures, si elle est à l’initiative du salarié et que son temps de présence a été supérieur à 8 jours (s’il est moindre, le délai est de 24 heures),
  • lorsque la rupture est à l’initiative de l’employeur, varie selon la durée de présence du salarié : moins de 8 jours (24 heures), 8 jours à 1 mois (48 heures), 1 à 3 mois (2 semaines) ou plus de 3 mois (1 mois).

 Lire aussi :

mardi 12 avril 2011

RH, paie, gestion du personnel : articles 2010-2011

A l’occasion du premier anniversaire de notre blog "La revue de presse d'ADAFEC", nous vous présentons une rétrospective des principaux articles traitant de la gestion du personnel, des RH et de la paie :


    Finance et financements : articles 2010-2011
    Nous vous rappelons que la "La revue de presse d'ADAFEC" vous propose des billets abordant des thématiques variées : actualités, finance d'entreprise, comptabilité, audit et expertise comptable, droit et juridique, paie et ressources humaines, fiscalité, culture et loisirs, technologie...

    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)  


    Chèques vacances : exonérations de charges sociales et d’IR

    cheques vacances nouveaux seuils d'exoneration de charges sociales et impot sur le revenu 2011 2010 cotisations plafonds parts employeurs salariés irpp ir
    Le chèque vacances est un titre de paiement dont le coût est pris en charge par l’entreprise et par les salariés bénéficiaires. Il est accepté par beaucoup de professionnels du tourisme (hôtels, camping, agences de voyages, restaurants, transports, loisirs…).

    Les chèques vacances sont valables 2 ans au-delà de l'année d'émission. Ils peuvent être exonérés de cotisations sociales et aussi d'impôt sur le revenu à condition de ne pas dépasser certains seuils.
    Ces seuils d’exonération viennent d’être publiés pour l’année 2011 et sont les suivants :


    1) Seuils 2011 pour l’exonération de cotisations sociales

    Pour être exonérée de cotisations sociales, la participation de l'employeur à l’achat des chèques vacances en 2011 ne doit pas dépasser :
      achat paiement cheques vacances nouveaux seuils d'exoneration de charges sociales et impot sur le revenu 2011 2010 cotisations plafonds parts employeurs salariés irpp ir
    • 80 % de la valeur nominale du chèque, si la rémunération du bénéficiaire est inférieure au plafond mensuel de la Sécurité sociale (2.946 euros pour 2011),
    • 50 % de la valeur nominale du chèque, si la rémunération du bénéficiaire dépasse le plafond mensuel de la Sécurité sociale.
    Précisions :
    a) La rémunération du bénéficiaire à prendre en compte correspond à la moyenne des trois derniers mois de salaire précédant l’attribution des chèques.
    b) Le plafond d’exonération de 50% peut être porté à 65% (au maximum) selon la situation familiale du bénéficiaire (+ 5% par enfant à charge, + 10% par enfant handicapé), dans la limite de 15%.
    c) La contribution de l'employeur ne peut pas dépasser :
    • au niveau de l’entreprise, la moitié du produit du nombre total des salariés multiplié par le SMIC (ex : pour une entreprise de 20 salariés : 13.650,30 € =  (1.365,03 x 20) / 2),
    • par an et par salarié, 30% du SMIC brut mensuel (soit 409,51 € pour une base de 151,67 h).



    2) Seuils 2011 pour l’exonération d’impôt sur le revenu
    Pour le salarié, le complément de rémunération correspondant à la contribution de l'employeur à l'achat de chèques vacances (augmentée, le cas échéant, de celle du comité d'entreprise) est exonéré d'impôt sur le revenu (IRPP) s’il n’excède par le montant du SMIC (Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance (SMIC) soit (pour une base de 35 h) :
      titres cheques vacances nouveaux seuils d'exoneration de charges sociales et impot sur le revenu 2011 2010 cotisations plafonds parts employeurs salariés irpp ir
    • 1.344 euros pour l'imposition des revenus de l'année 2010,
    • 1.365 euros pour l'imposition des revenus de l'année 2011.

    Lire aussi : "Tickets restaurant : plafond d’exonération 2011"


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    lundi 28 mars 2011

    Lettres de licenciement signées par un travailleur temporaire / intérimaire

    contestation contester arrêt 09-67.237 du 2 mars 2011 Cour de cassation signataires lettres de licenciement economiques interimaire temporaire mission travailleurs employés signéDans un arrêt récent (n° 09-67.237 du 2 mars 2011), la Cour de cassation vient de valider le fait qu’une lettre de licenciement pouvait être signée par un travailleur temporaire.

    Ce salarié avait été recruté, sous un contrat de travail temporaire, au sein de la direction des ressources humaines pour une mission d’assistance et de conseil auprès du directeur des ressources humaines (DRH).
    Lors de cette mission, ce travailleur intérimaire avait été signataire (en « PO ») de plusieurs lettres de licenciement pour motif économique dans le cadre d'un plan de sauvegarde de l'emploi (PSE).
     
    arrêt récent n° 09-67.237 du 2 mars 2011 Cour de cassation signataire lettres de licenciement economiques interimaire temporaire mission travailleurs employésRemettant en cause la qualité du signataire, certains salariés avaient donc saisi la juridiction prud’homale pour contester leur licenciement.

    La Cour de cassation a estimé qu'un travailleur temporaire n'était pas une personne étrangère à l'entreprise. Elle y effectuait une mission qui prévoyait également l’éventuel remplacement du DRH et disposait donc du pouvoir de signer les lettres de licenciement pour son compte.

    Voir également les articles suivants :

    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/)

    lundi 28 février 2011

    Tickets restaurant : plafond d’exonération 2011

    Tickets restaurants 2011 nouveau plafond d'exonération de charges cotisations employeurs titres seuil limite montant déjeuners repas déjeuners
    Tickets restaurants 2011 nouveau plafond d'exoneration de charges cotisations employeurs titres seuil limite montantLe plafond d’exonération pour la part contributive de l'employeur au financement des titres restaurant vient d’être modifié.

    Pour 2011, ce nouveau seuil a été fixé à 5,29 € (contre 5,21 € pour 2010) à condition que la contribution patronale soit comprise entre 50 % et 60 % de la valeur libératoire du ticket restaurant (40 % à 50 % à la charge du salarié).

    Si la contribution de l’employeur dépasse cette double limite, la fraction excédentaire est alors réintégrée dans l'assiette des cotisations (cf. art. L. 133-4-3 du Code de la Sécurité Sociale).

    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    samedi 22 janvier 2011

    Rupture d’une promesse d'embauche : les conséquences

    arrêt n° 08-42.951 de la Cour de Cassation du 15 décembre 2010 proposition promesse embauche emploi indemniser indemnisation candidats rompt rupture annulation dommages interets

    La Cour de Cassation vient de décider que la rupture d'une lettre valant promesse d'embauche (et non une simple promesse d'emploi) constituait un licenciement sans cause réelle et sérieuse (cf. arrêt n° 08-42.951 de la Cour de Cassation du 15 décembre 2010).

    Dans cette affaire, l’employeur avait proposé à M. X... de l'engager, au plus tard à compter du 1er octobre 2006, en qualité de directeur adjoint moyennant une rémunération mensuelle de 7 600 euros sur treize mois avec le bénéfice d'un véhicule de service et la prise en charge de ses frais de déménagement et de logement durant le premier mois de son installation.
    Par courrier daté du 9 août 2006, la société avait décidé de ne pas donner suite à sa proposition ; ce sans même que la période d'essai n'ait débuté. Considérant avoir fait l’objet d’un licenciement sans cause réelle et sérieuse, le M. X a saisi la juridiction prud’homale.

    rupture négociation contrat de travail promesse embauche proposition emploi distinction arrêt n° 08-42.951 de la Cour de Cassation du 15 décembre 2010La cour de cassation a considéré que la proposition qui avait été faite constituait une promesse d’embauche donc assimilable à un contrat de travail (et une proposition d’emploi) puisqu’elle précisait : le salaire, la nature de l’emploi, les conditions de travail, la date de sa prise de fonction…
    Or, la rupture d’une promesse d’embauche ne peut intervenir (au plus tôt) que durant la période d’essai ; ce qui n’a pas été le cas dans cette affaire car elle est intervenue avant.
    Dans cette situation, l’employeur s’expose (et s’est trouvé condamné) à régler une indemnité compensatrice de préavis, une indemnité pour non respect de la procédure de licenciement ainsi qu’une indemnité pour licenciement abusif.

    lettre embauche proposition emploi distinction risques dommages interets rupture retractation retracter employeurs entreprises sociétés salariés contrat de travailL’arrêt du 15 décembre 2010 souligne la différence entre proposition d’emploi et promesse d’embauche.
    Rappelons que, pour être considérée comme telle, une proposition d’emploi doit obligatoirement présenter un caractère éventuel ou conditionnel et être subordonnée à l’acceptation des deux parties. Une éventuelle rétractation s’assimile alors à une simple rupture de pourparlers et ne peut donc pas donner lieu au versement de dommages-intérêts (cf. arrêt n° 72-40.731 de la Cour de Cassation du 17 octobre 1973).

    jeudi 13 janvier 2011

    Arrêts maladie : de nouvelles sanctions financières contre les salariés en cas de fraude ou de négligences

    arrets maladie de travail salariés employés risques absences horaires de sortie activités rémunérées pendant fraude sanctions ijss
    L’article 114 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2011 vient de renforcer les sanctions contre les salariés en cas de fraude ou de non respect volontaire de ses obligations pendant un arrêt maladie.
    Désormais, l’assuré devra restituer à la caisse la totalité des indemnités journalières de maladie (IJSS) correspondant à la période pendant laquelle il n’a pas respecté ses obligations c’est-à-dire celles prévues à l’article L 323-6 du Code de la Sécurité Sociale (CSS) :
    • observer les prescriptions du médecin,
    • se soumettre aux contrôles organisés par le service du contrôle médical,
    • respecter les heures de sortie autorisées par le médecin,
    • s’abstenir de toute activité non autorisée.
     arrets maladie salariés employés employeurs formulaires sanctions risques fraude non respectés horaires medecin docteur risques financiers ijss penalités formulaires arret de travail
     En outre, si l’assuré exerce une activité rémunérée non autorisée, pendant son arrêt maladie, une pénalité financière pourra être prononcée par la caisse.
    Le montant de cette sanction financière sera déterminé sur la gravité des faits reprochés. Cette dernière s’ajoutera au remboursement des indemnités journalières de sécurité sociale (IJSS) perçues.


    Voir également l'article : "Jurisprudence : visites médicales obligatoires et sanctions (contrat de travail)"

    mercredi 15 décembre 2010

    Mutuelle santé obligatoire dans les cafés, hôtels, restaurants

    cafés hotels restaurants hcr chr convention collective ccn mutuelle santé régime obligations janvier 2011 application accords salariés employeurs entreprises
    Jusqu’ici la convention collective nationale « Hôtels, cafés, restaurants » ne prévoyait aucun régime de frais de santé.
    Un accord est intervenu le 6 octobre 2010 afin de mettre en place un régime professionnel de frais de santé (mutuelle santé).
    Cet accord devrait être applicable dès le 1er janvier 2011 ou au plus tard le 1er jour du mois suivant la publication de l’arrêté d’extension.
    Il concernera les entreprises relevant de la convention collective nationale « Hôtels, cafés, restaurants » (CCN n°3292) ainsi que les discothèques.


    Conditions de bénéfice du régime santé/mutuelle pour les salariés
    Le régime de frais de santé (mutuelle) s’applique à l’ensemble des salariés justifiant d’un mois d’ancienneté y compris les apprentis et les salariés en alternance.
    Les salariés disposant déjà d’un régime individuel de mutuelle ont un an pour résilier leur contrat.
    Quant aux salariés à temps partiel, ils auront la faculté de renoncer à ce régime si la cotisation à acquitter est supérieure ou égale à 10% de leur rémunération.


    cafés hotels restaurants hcr chr convention collective ccn mutuelle santé régime obligatoire janvier 2011 application accordsCotisation « frais de santé » : montant et répartition
    La cotisation s’établira à 32 € sauf pour l'Alsace Moselle où elle sera de 22,90 €. Elle sera supportée de façon égalitaire (50% pour l’employeur et 50% pour le salarié).
    Pour les salariés à temps partiel, la totalité de la cotisation est due tandis que pour les salariés multi-employeurs, la cotisation sera proratisée.


    Conséquences concrètes pour les entreprises
    cafés hotels restaurants hcr chr convention collective ccn mutuelle santé régime obligations janvier 2011 application remboursements frais cotisationsLes impacts de cet accord sont variables selon s’il existait un système de mutuelle dans l’entreprise :

    1) aucun régime de mutuelle n’avait été mis en place par l’entreprise
    L’adhésion au régime conventionnel est obligatoire dès son entrée en vigueur.

    2) un régime de mutuelle facultatif était proposé
    Un délai maximal d’un an est prévu pour adhérer au régime conventionnel.

    3) un régime obligatoire de mutuelle a été mis en place après le 1er juillet 2010
    L’adhésion au régime conventionnel est obligatoire à compter de son entrée en vigueur.

    4) un régime obligatoire de mutuelle a été mis en place avant le 1er juillet 2010
    • si ce régime obligatoire apporte des prestations supérieures à celles à celle du régime conventionnel, la situation peut rester telle que tant que ce régime demeurera supérieur à celui prévu par la convention collective,
    • si ce régime obligatoire apporte des prestations inférieures à celles à celle du régime conventionnel, l’adhésion à ce dernier est obligatoire,
    • si les régimes obligatoire et conventionnel de mutuelle sont difficilement comparables, soit l’entreprise obtient de l’organisme de prévoyance une amélioration des garanties (hausse des prestations ou baisse des cotisations) ou soit l’entreprise adhère au régime prévu par l’accord.
    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com

    mardi 30 novembre 2010

    Paie : plafond de la sécurité sociale pour 2011

    paye paie bulletins bs salaires cotisations charges sociales salariales patronales seuils plafonds sécurité sociale ss securite mensuel annuel 2010 2011L’arrêté fixant le plafond de la sécurité sociale (SS) pour 2011 vient d’être publié (cf. arrêté du 26 novembre 2010, JO du 28/11/2010).
    Les seuils à retenir sont les suivants (rémunérations ou gains versés sur la période indiquée) :
    • plafond mensuel de la SS : 2.946 euros,
    • plafond annuel de la SS : 35.352 euros,
    soit une augmentation de 2,1% par rapport à 2010.


    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    jeudi 25 novembre 2010

    Contrats vendanges : risque de requalification en CDI

    vendanges vin chateaux domaines rh contrat travail arret cour cassation 6 octobre 2010  n°09-65.346 bordeaux languedoc sud ouest jurisprudence cdd cdi risques
    La Cour de cassation (Cass. soc., 6 octobre 2010, n°09-65.346) vient de prendre un arrêt important susceptible d’entrainer, pour certains employeurs,  un risque significatif de requalification de contrat vendanges en CDI.
    Rappelons que le “contrat vendanges” est, par définition, un contrat saisonnier (CDD, contrat à durée déterminée).
    Il est défini par l’article L. 1242-2, 3° du code du travail :
    « Emplois à caractère saisonnier ou pour lesquels, dans certains secteurs d'activité définis par décret ou par convention ou accord collectif de travail étendu, il est d'usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature de l'activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois ».

    vendanges contrats financier drh ressources humains salariés requalification litige contentieux employeurs vignobles vins travail cdd cdi fin durée mention daf bordeaux bordelais
    Dans le cas d’espèce, la Cour de cassation a considéré qu’un contrat (vendanges) devait, comme tout CDD, être précis qu’à sa durée ou à son terme. C’est ainsi que la Cour de cassation, se basant sur l’article  L. 1242-7 du code du travail, a estimé qu’un contrat vendanges se limitant à indiquer qu’il se terminerait « à la fin des vendanges » ne remplissait pas cette condition. Ce dernier a donc été requalifié en contrat à durée déterminée (CDI) et l’employeur s’est vu condamné au paiement d’une indemnité de rupture abusive.
    En conclusion, un contrat vendanges doit comporter un terme précis ou une durée minimale comme le prévoit l’article L. 1242-7 du code du travail : « Le contrat de travail à durée déterminée comporte un terme fixé avec précision dès sa conclusion. Toutefois, le contrat peut ne pas comporter de terme précis lorsqu'il est conclu dans l'un des cas suivants :
    conseil fin contrat vendanges prud hommes contestation arret cour cassation article  L1242-2 7du Code du travail 09-65.346 (…)
    4° Emplois à caractère saisonnier ou pour lesquels, dans certains secteurs d'activité définis par décret ou par voie de convention ou d'accord collectif étendu, il est d'usage constant de ne pas recourir au contrat de travail à durée indéterminée en raison de la nature de l'activité exercée et du caractère par nature temporaire de ces emplois ;
    (…)
    Le contrat de travail à durée déterminée est alors conclu pour une durée minimale. Il a pour terme la fin de l'absence de la personne remplacée ou la réalisation de l'objet pour lequel il a été conclu ».



    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    jeudi 18 novembre 2010

    Région Poitou-Charentes: classement des entreprises et principales données économiques et géographiques

    Poitou-Charentes logo region activite economique employeurs principaux societes chiffre affaires pib données etudes de marché plus grands grandes classement carte plan
    Le Poitou-Charentes occupe une superficie de 25.809 km².
    En 2007, la population du Poitou-Charentes s’établissait à 1.739.780 habitants (hab.) : Charente (349.535 hab.), Charente-Maritime (605.410 hab.), Deux-Sèvres (362.944 hab.), Vienne (421.891 hab.).

    Le Poitou-Charentes présente la particularité de ne pas posséder de grande ville à la différence des régions qui lui sont voisines comme Nantes en Pays de Loire, Bordeaux en Aquitaine et Tours pour le Centre.

    poitou charentes departements regions deux sevres maritime vienne economique economie entreprises employeurs plus grandes groupes top classement palmares palmarès poitoux ségolène royale carte plan plus importantesAu niveau économique, le Poitou-Charentes dispose d'un PIB par habitant inférieur à la moyenne nationale (France métropolitaine) avec 24.046 € contre 29.897 € pour l’ensemble de la métropole (données INSEE 2009).

    L'activité de la région Poitou-Charentes repose principalement sur :
    • les assurances et la finance. Niort est d’ailleurs, malgré une population modeste (environ 60.000 hab.), la quatrième place financière française derrière Paris, Lyon et Lille ;
    • l’agro-alimentaire avec notamment le Cognac, le Pineau des Charentes, les huitres de Marennes-Oléron, le beurre des Charentes-Poitou…
    • le tourisme avec les îles de Ré, d’Oléron, et d’Aix, Royan, La Rochelle, les Marais Poitevin, la vallée de la Charente, Poitiers (Futuroscope)…

    Selon des données fournies par la Coface, le classement des 20 entreprises les plus importantes du Poitou-Charentes (selon leur chiffre d’affaires 2008) est le suivant :

    palmares classements palmarès top des plus grandes societes entreprises sociétés groupes de poitou charentes maif macif maaf cognac hennessy employeurs importantes assurance niort carte
    Macif logo entreprises groupes assurances assureurs niort maif maaf mutuelles employeurs classement palmares top premieres cartes palmarès plus importantes

    Le secteur d’activité le plus important dans ce classement est celui des assurances avec la présence (sur Niort) des sièges de la MACIF, de la MAAF et de la MAIF. A noter également la 4e place de Leroy-Somer (leader mondial en alternateurs industriels et systèmes d’entrainement), la présence de trois grands noms de la boisson : Hennessy, Remy Cointreau et Martell (en 6e, 7e et 12e position) ainsi que de nombreuses sociétés ou coopératives intervenant dans le domaine de la distribution et de l’alimentation (Coopérative Atlantique, Eurial Poitouraine, Glac, Terrana Poitou, Lescure-Bougon…).


    Voir aussi : 
    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    mercredi 10 novembre 2010

    Jurisprudence : visites médicales obligatoires et sanctions (contrat de travail)

    visite medicale travail employeur salarié embauche reprise annuelle reguliere pré accident maternité enceinte maladies professionnelles défaut carence absence sanctions risques

    Les visites médicales font partie intégrante des obligations de l’employeur dans l’exécution du contrat de travail qui lie à un salarié.

    Deux arrêts récents de la Cour de Cassation viennent de rappeler cette obligation en sanctionnant des employeurs qui ne l’avaient pas respectée… mais avant d’y venir rappelons les obligations auxquelles sont tenus les employeurs.


    1) Les obligations de l’employeur en matière de visites médicales

    Les visites médicales doivent être obligatoirement organisées par l’employeur :
    • lors de l’embauche du salarié (visite médicale d’embauche), avant celle-ci ou au plus tard avant la fin de la période d’essai (article R.4624-10 du Code du travail),
    • périodiquement (examen périodique), tous les 24 mois (article R. 4624-16 du Code du travail),
    • lors de la reprise (visite de reprise), après un arrêt de travail de plus de 21 jours, d’un congé maternité, d’une absence pour maladie professionnelle, d’une absence d’au moins 8 jours pour accident du travail, en cas d’absences répétés pour raisons de santé (article R.4324-21 du Code du travail). Cette visite médicale doit être organisée dans les 8 jours de la reprise.
    visite medicale travail employeur salarié embauche reprise annuelle reguliere pré accidents maternité enceinte jurisprudence arrets cour cassation défaut carence absence sanctions risques
    Une visite de pré-reprise est également obligatoire (avant la reprise effective du travail) pour les salariés ayant de graves problèmes de santé et lorsqu’une modification de son aptitude au travail est prévisible (pouvant être suivie d’une éventuelle adaptation de ses conditions de travail).
    La loi impose également des visites médicales spécifiques destinées à vérifier l’aptitude physique du salarié à occuper son poste de travail : travail de nuit, travail temporaire (tous les 2 ans), salarié sous surveillance médicale particulière (handicapés, femmes enceintes…), travail bruyant, travail sur écran, travaux exposant à un agent cancérigène, mutagène ou toxique.


    2) Les sanctions en cas de non-respect par l’employeur de ces obligations (jurisprudence)

    sanctions risques defaut de visites medicale travail poste reprise maladies medecin du obligations loi employeurs salariés droit jurisprudence legalEn cas de carence (absence de visite), l’employeur engage son responsabilité civile (dommages et intérêts) et même pénale (amende de 5e classe : 1.500 €).
    Dans deux arrêts récents (n° 09-41642 du 5 octobre 2010 et n° 09-66140 du 6 octobre 2010), la cour de Cassation a considéré que l’initiative de la visite de reprise appartenait à l’employeur dès que le salarié qui remplissait les conditions pour en bénéficier. Le contrat de travail a été considéré comme rompu, aux torts de l’employeur, non-respect de son obligation d’organiser la visite médicale de reprise. Les conséquences financières en découlant pour l’employeur sont importantes puisque cette rupture s’assimile à un licenciement abusif.

    Cette position confirme la jurisprudence passée qui considère l’absence de visite médicale de reprise suspend le contrat de travail ce qui signifie :
    • qu'un licenciement prononcé après un accident du travail est considéré comme nul (Cass. soc. 25 mars 2009, n° 07-44408,
    • que le salarié peut prendre acte de la rupture du contrat aux torts de l’employeur (licenciement sans cause réelle et sérieuse, cf. Cass. soc. 16 juin 2009, n° 08-41519).
    De même, un licenciement prononcé pour inaptitude du salarié est sans cause réelle et sérieuse si l’employeur n’a pas organisé les visites annuelles obligatoires (Cass. soc. 24 juin 2009, n° 07-41911).

    Voir également l'article : "Arrêts maladie : de nouvelles sanctions financières contre les salariés en cas de fraude ou de négligences"

    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    samedi 30 octobre 2010

    Région Languedoc-Roussillon : classement des entreprises et principales données économiques et géographiques

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    Le Languedoc-Roussillon occupe une superficie de 27.376 km².

    En 2007, la population du Languedoc-Roussillon s’établissait à 2.561.558 habitants (hab.) : Aude (345.779 hab.), Gard (683.169 hab.), Hérault (1.001.041 hab.), Lozère (76.880 hab.), Pyrénées-Orientales (454.689 hab.).

    languedoc - roussillon cartes départements région departements economie entreprises employeurs classement top habitants gard herault aude principaux carte planC’est la région qui connaît la plus forte croissance démographique de France. Ainsi, la population du Languedoc-Roussillon, pourrait atteindre 3.300.000 habitants en 2030 grâce aux migrations internes.

    Au niveau économique, le Languedoc-Roussillon est la dernière région de France métropolitaine au niveau du PIB (produit intérieur brut) par habitant avec 23.726 euros (en 2008) nettement en dessous de la moyenne nationale (métropole, 30.746 €). C’est également la région de métropole la plus touchée par le chômage avec un taux de demandeurs d’emploi de 13% (1er trimestre 2010, INSEE) tandis que la moyenne nationale est de 9,5%.
    photo du pont du gard nimes uzes remoulins carte economie visites tourisme vers romains monuments
    L'activité de la région Languedoc-Roussillon repose principalement sur la construction (BTP), les services, la viticulture, le tourisme (Pont du Gard, Uzès, Nîmes, Saint Guilhem le désert...), la santé et l’enseignement.

    A noter que le vignoble du Languedoc-Roussillon est le plus vaste du monde, mais également le plus ancien.

    Selon des données fournies par la Coface, le classement des 20 entreprises les plus importantes du Languedoc-Roussillon (selon leur chiffre d’affaires 2008) est le suivant :

    languedoc roussillon lr economie entreprises emplois embauchent chiffre affaires palmares classement top region région départements dell france jean jean systeme u royal canin

    languedoc roussillon economie entreprises emplois embauchent emplois secteurs activités region région 2010 2009 royal canin cemoi granit négoce coopératif occitan conserves france bigard distributionLe secteur d’activité le mieux représenté dans ce classement est l’alimentaire (Royal Canin, Cemoi, Granit négoce, Coopératif Occitan, Conserves-France, Bigard Distribution).
    Les 2 premières places sont occupées par Système U (distribution) et Dell France (informatique).
    A noter également que 10 des entreprises citées ont leur siège dans l’Hérault (soit 1 sur 2) et qu’aucune entreprise de Lozère n’est présente ce qui est quelques part logique car ce département est de loin le moins peuplé de la région.


    Voir aussi : 
      La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    samedi 18 septembre 2010

    Un avertissement peut-être notifié par email (sanctions disciplinaires)

    cour de cassation travail employeur salarié sociale arret 26 mai 2010 08-42893 licenciement avertissement email courriel ecrit sanctions disciplinaires
    L’employeur, dans le cadre de son pouvoir disciplinaire, dispose d’un éventail de sanctions assez large selon la gravité de la faute commise par le salarié : avertissement, blâme, mise à pied, mutation, rétrogradation, licenciement pour faute (réelle et sérieuse, grave ou lourde).

    Concernant la sanction la plus légère, l’avertissement, la chambre sociale de la Cour de Cassation a rendu un arrêt important (26 mai 2010, n°08-42893) en considérant :
    • qu’un avertissement pouvait se présenter sous la forme d'un message électronique (email, courriel),
    • que l’existence d’un avertissement pouvait être reconnue même en l’absence de mention explicite dans le courrier (dès lors que cela peut être déduit du contenu du courrier).
    cour de cassation arret 26 mai 2010 08-42893 prud hommes contestation licenciement avertissement email courriel sanctions disciplinaires
    Dans l’affaire en question, l’employeur avait envoyé un mail comportant différents reproches et critiques et insistant sur la nécessité « qu’il y ait un changement radical » de comportement du salarié.
    Quelques jours plus tard, la salariée concernée était licenciée pour les mêmes faits.
    La salariée a donc saisi le Conseil de Prud'hommes estimant que le courrier électronique constituait déjà une sanction.
    Elle a obtenu gain de cause puisque la Cour de Cassation a considéré que le message électronique adressé à la salariée constituait un avertissement et que l’employeur ne pouvait pas sanctionner deux fois au titre de la même faute…

     La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/)