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mercredi 22 décembre 2010

France : une baisse des défaillances d’entreprises en 2010

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La Coface vient de publier ses dernières statistiques en matière de défaillances d’entreprises* pour la France ainsi que sa prévision pour l’ensemble de l’année 2010.

Les principaux points à retenir sont les suivants :

1) La Coface observe, en novembre, une troisième baisse mensuelle consécutive du nombre de défaillances d’entreprises.

2) Une nette diminution du coût des défaillances pour les fournisseurs. Ainsi, en cumul sur les 12 derniers mois (12 mois glissants), le coût cumulé des défaillances s’est réduit de 24,7% passant de 5 milliards d’euros à 3,8 milliards d’euros comparée à la période précédente de 12 mois .

3) Des défaillances moins destructrices d’emplois. Sur le mois de novembre 2010, le nombre d’emplois détruits recule 20% par rapport au mois de novembre 2009.

4) Des résultats contrastés selon la taille et l’activité des entreprises. La catégorie la plus touchée est celle des SARL/EURL de moins de 5 ans d’existence et dont le chiffre d’affaires est inférieur à 500 000 € et qui interviennent dans le BTP et les services (aux particuliers et aux entreprises). Plus globalement, les entreprises gérant moins de 500 K€ de chiffres d’affaires représentent 70% des défaillances ; chiffres à relativiser cependant car elles représentent également 70% des sociétés actives.

5) La Coface prévoit, pour la totalité de l’année 2010, une très légère baisse du nombre de défaillances (environ 63.000 soit -2% par rapport à 2009). Mais au final, la situation demeure globalement très dégradée par rapport à 2007 et 2008.

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(*) : Les données utilisées par Coface Services proviennent sa base de données de 6,5 millions d’entreprises françaises. Sont dites défaillantes celles placées en redressements judiciaires ou en liquidations judiciaires. La Coface calcule aussi, pour chaque entreprise, un indicateur (score@rating) mesurant la probabilité de défaillance des entreprises à un an.


Pour plus d'informations : http://www.coface.fr.
Lire également les articles suivants :

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

lundi 11 octobre 2010

Création d’une procédure de sauvegarde accélérée ?

plan procédure sauvegarde amiable conciliation restructuration dettes endettement daf directeur financier freelance assistance réforme créationDans le cadre d’un amendement au projet de loi de régulation bancaire et financière, le Sénat vient d’instaurer, une procédure de sauvegarde financière accélérée.
Cette procédure de sauvegarde accélérée (expresse ou pré-négociée) s’inspire de la procédure américaine du chapitre eleven (11, « prepack plan », cf. "Chapter 11 et procédure de sauvegarde : similitudes et différences").

Cette reforme viserait à créer une procédure hybride intermédiaire entre la procédure de sauvegarde classique (collective et publique) et de la procédure de conciliation (non collective et confidentielle).

redressement judiciaire sauvegarde difficultés trésorerie financières dettes daf aides assistance directeur financierCette procédure de sauvegarde accélérée ne serait ouverte que dans une situation bien précise : lorsqu’une entreprise (le débiteur) a engagée une procédure de conciliation et n’est pas parvenue à obtenir l’unanimité des créanciers sur le plan de restructuration de l’endettement.
A la différence de la procédure de sauvegarde classique dont la durée est, en pratique, de 7 à 12 mois, cette procédure serait beaucoup plus rapide ; l’objectif étant d’aboutir à une restructuration financière dans un délai d’un mois.

Ce projet de loi doit être transmis prochainement à l’Assemblée Nationale pour examen.


Voir aussi l'article : "Difficultés des entreprises : comparaison des procédures amiables et collectives"

jeudi 19 août 2010

Chapter 11 et procédure de sauvegarde : similitudes et différences

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La procédure de sauvegarde est considéré par beaucoup comme l’équivalent français du fameux Chapter 11 (eleven) américain qui avait été utilisé par des sociétés comme Enron, Worldcom, United Airlines, Nortel ou Lehman Brothers.
Il est vrai qu’en créant une procédure intermédiaire entre la conciliation et le redressement judicaire (la sauvegarde), le législateur s’est inspiré du droit américain de la faillite (Titre 11, Bankruptcy du Code des États-Unis).
Cependant, même s’il existe de fortes ressemblances, la procédure de sauvegarde n’est pas la copie conforme du chapter eleven...

Principales similitudes
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  • Absence de cessation des paiements
  • Procédure initiée par le débiteur (l’entreprise)
  • Le dirigeant reste à la tête de son entreprise
  • Non confidentielle (publicité / information)
  • Suspension des poursuites des créanciers
  • Plan soumis aux créanciers par le débiteur
  • Durée maximale de 18 mois pour élaborer le plan de sauvegarde


Principales différences
  • le chapter 11 peut être initié par les créanciers (rare)
  • les créances datant de 20 jours avant l’ouverture de la procédure doivent être réglées (USA)
  • importance des aspects sociaux moindre qu’en droit français
  • procédure plus simple à mettre en œuvre aux USA (un simple défaut de paiement suffit)
  • le chapter 11 est quelques fois utilisé comme un outil de gestion par des entreprises solvables
  • la procédure en France est judiciaire tandis qu’aux USA, le judiciaire intervient moins et à postériori (négociation commerciale)
  • nature des deux comités de créanciers : France (banques + fournisseurs), USA (créanciers disposant de garanties + créanciers chirographaires)
  • pouvoirs plus importants des créanciers aux USA car ils peuvent soumettre leur plan (après rejet de celui de l’entreprise)

Conclusion
La procédure du chapter eleven (11) est certes proche de la procédure de sauvegarde (publicité, préparation et approbation d’un plan, suspension des poursuites, absence de cessation des paiements, comités de créanciers…) mais il ressort nettement qu’elle accorde plus de poids aux créanciers qu’en France.
Le chapter 11 présente également de similitudes avec :
  • la conciliation (autonomie du dirigeant, privilège de "new money", possibilité de préparer un "prepackaged plan" avec ses créanciers avant le lancement de la procédure…),
  • le redressement judiciaire (procédure pouvant être initiée par les créanciers).
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Voir également, sur le même sujet, nos articles précédents concernant :


 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    Difficultés des entreprises : comparaison des procédures amiables et collectives

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    La loi de sauvegarde des entreprises du 26 juillet 2005, modifiée par l’ordonnance du 18 décembre 2008, offre des outils juridiques capables de prévenir et traiter les difficultés de l’entreprise pour éviter que celles-ci ne conduisent à une procédure de redressement ou de liquidation judiciaire (dépôt de bilan).

    Le législateur a mis en place deux types de procédures : amiables ou collectives.


    Les procédures amiables

    Les procédures collectives

    Chacune de ces procédures obéit à des situations bien précises et présente des caractéristiques différentes reprises dans le tableau comparatif ci-dessous.

    tableau comparatif des procédures amiables gel credits collectives entreprises en difficultés comparaison fiche synthèse mandat ad hoc conciliation sauvegarde redressement judiciaire rj liquidation cessation des paiements

    Pour s’orienter vers l’une ou l’autre des solutions offertes au chef d’entreprise, il est nécessaire :
    • de déterminer si l’entreprise est en état de cessation des paiements (impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible),
    • d’élaborer un diagnostic (économique, financier, juridique et social) de l’entreprise afin de déterminer si la situation pourrait être solutionnée et, si oui, quels types d’actions pourraient être mises en œuvre pour remédier aux difficultés.

    D'un point vue général, ces cinq procédures sont adaptées à des situations précises :
    • le mandat ad'hoc est pour traiter de difficultés financières à venir (traitement en amont),
    • la conciliation pour sortir ou éviter d'une cessation de paiements proche ou récente (moins de 45 jours),
    • la sauvegarde pour apurer un passif très important et réorganiser l'entreprise afin d'éviter la cessation des paiements
    • le redressement judiciaire lorsqu'il y a cessation des paiements et possibilité de résoudre la situation,
    • la liquidation judicaire lorsqu'il y a cessation des paiements et que la situation apparait irrémédiablement compromise.

    Il est également utile de rappeler qu’indépendamment de ces dispositifs, l’entreprise peut, sa situation le permet, se limiter à d’autres solutions : CCSF (Commission des Chefs des Services Financiers), Codefi (Comité Départemental d'Examen des problèmes de Financement des entreprises), médiation du crédit, négociation avec créanciers (Etat, organismes sociaux, fournisseurs…), financement (fonds propres, emprunts…), restructuration (externalisation de services, sous-traitance industrielle,  « down sizing », « spin off » d’activités non stratégiques, abandon d'activités ou de lignes de produits ou services…).



    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    La liquidation judiciaire : principales caractéristiques

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    La procédure de liquidation judiciaire est ouverte à toutes les entreprises individuelles ou sociétés en état de cessation des paiements (impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible) et n’ayant pu bénéficier d’une des solutions de prévention, de sauvegarde ou de redressement judiciaire.

    La procédure de liquidation judiciaire est destinée à mettre fin à l'activité de l'entreprise ou à réaliser le patrimoine du débiteur par une cession globale ou séparée de ses droits et biens. De ce fait, sa durée de mise en œuvre est très variable car dépendant des délais nécessaires aux opérations de recouvrement, de réalisation des actifs, de vérification des créances et du règlement de l'ensemble des passifs, engagements hors bilan, contentieux judiciaires…
    A noter qu’une procédure de liquidation judiciaire simplifiée existe pour les « petites liquidations » (chiffre d’affaires de plus de 750 K€, absence de biens immobiliers, effectif salarié inférieur à 5).

    Le Tribunal de commerce ou de grande instance peut être saisi :
    • par le débiteur qui déclare son état de cessation des paiements,
    • sur l’assignation d'un créancier (organismes sociaux, administration fiscale, fournisseurs…),
    • d'office par le tribunal compétent ou à la requête du Procureur de la république.
    • suite à l’échec d’une procédure de conciliation, de sauvegarde ou de redressement judiciaire (si le redressement est manifestement impossible),

    La procédure de sauvegarde fait intervenir plusieurs acteurs :
    • le Tribunal compétent (TC ou TGI) qui in fine prononcera la liquidation,
    • un Juge-commissaire veillant au bon déroulement de la procédure et à la protection des intérêts en présence,
    • le Procureur de la République qui suit le déroulement de la procédure,
    • un Liquidateur (mandataire judiciaire) qui intervient en lieu et place du débiteur (dirigeant) et qui sera donc notamment en charge d’assurer la gestion de l’entreprise, de réaliser les actifs, de procéder aux licenciements, de répartir les fonds entre les créanciers…

    Les principaux aspects de cette procédure de sauvegarde sont les suivants :
    • le chef d’entreprise est dessaisi de ses attributions (remplacé par le liquidateur) et ne peut émettre le moindre règlement,
    • la cessation de l’activité dès que la liquidation est prononcée,
    • une procédure non confidentielle (publicité) et une issue connue : liquidation pour insuffisance d’actif (dettes non soldées) ou pour extinction du passif (règlement de l’intégralité du passif).


    Voir également nos autres synthèses concernant les procédures amiables et collectives (cliquez sur le lien pour accéder à la fiche) :
    ainsi que notre comparatif des caractéristiques de ces cinq procédures (mandat ad’hoc, conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation).



    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    Le redressement judiciaire : principales caractéristiques

    redressement judiciaire procédure collective recap synthèse récapitulatif retenir savoir rj essentiel solutions difficultes entreprises dépot de bilan depot cessation des paiements faillite trésorerie cash
    Le redressement judiciaire est ouvert aux débiteurs en état de cessation des paiements (impossibilité de faire face au passif exigible avec l’actif disponible).

    Les objectifs de la procédure de redressement judiciaire (RJ) sont de permettre la poursuite de l'activité de l'entreprise, le maintien de l'emploi et l'apurement du passif. Le Tribunal de commerce ou de grande instance peut être saisi :
    • par le débiteur qui déclare son état de cessation des paiements,
    • sur l’assignation d'un créancier (organismes sociaux, administration fiscale, fournisseurs…),
    • d'office par le tribunal compétent,
    • à la requête du Procureur de la république.

    Comme pour la procédure de sauvegarde, sa durée maximale est de 6 mois renouvelable une seule fois (et exceptionnellement prolongée sur la demande du Ministère Public soit 18 mois au maximum).
    Outre les représentants du personnel et le Procureur de République, la procédure de sauvegarde fait intervenir au minimum trois personnes qui sont nommées par le tribunal :
    • un juge-commissaire veillant au bon déroulement de la procédure et à la protection des intérêts en présence,
    • un administrateur judiciaire chargé de surveiller l'exploitation et d’assister le dirigeant,
    • un mandataire judiciaire représentant les intérêts des créanciers auquel peuvent s’ajouter deux comités (établissements de crédit et fournisseurs de biens et services) pour les entreprise de plus de 150 salariés et/ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d'euros.

    Les principaux aspects de cette procédure de sauvegarde sont les suivants :
    • le chef d’entreprise peut-être assisté, représenté ou remplacé par l’administrateur judiciaire,
    • le paiement des dettes antérieures au jugement d’ouverture de la procédure de sauvegarde est suspendu pendant l’élaboration du plan (gel des dettes) ; idem pour les poursuites individuelles,
    • les créances nées après l’ouverture de la procédure doivent en revanche être payées normalement (à échéance),
    • obligation pour tous les créanciers de déclarer leurs créances auprès du mandataire judiciaire,
    • arrêt du cours des intérêts,
    • l’interdiction de régler toutes les dettes dont l’origine est antérieure à l’ouverture de la procédure,
    • un plan d’apurement du passif (remboursement des dettes) pouvant aller jusqu’à dix ans,
    • aspect non confidentiel (inscription au Kbis de la société),
    • etc....

    Le redressement judiciaire peut déboucher sur un plan de continuation, une liquidation ou un plan de cession.


    Voir également nos autres synthèses concernant les procédures amiables et collectives (cliquez sur le lien pour accéder à la fiche) :
    ainsi que notre comparatif des caractéristiques de ces cinq procédures (mandat ad’hoc, conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation).


    La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

    La procédure de sauvegarde : principales caractéristiques (prévention des difficultés des entreprises)

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    La procédure de sauvegarde est une procédure préventive dont l’objet principal est d’anticiper la cessation des paiements d’une entreprise.
    Mise en œuvre à l’initiative de son dirigeant, l’entreprise ne doit donc pas être en état de cessation des paiements.

    Outre les représentants du personnel et le Procureur de République, la procédure de sauvegarde fait intervenir au minimum trois personnes qui sont nommées par le tribunal :
    • un juge-commissaire veillant au bon déroulement de la procédure et à la protection des intérêts en présence,
    • un administrateur judiciaire chargé de surveiller l'exploitation et d’assister le dirigeant,
    • un mandataire judiciaire représentant les intérêts des créanciers auquel peuvent s’ajouter deux comités (établissements de crédit et fournisseurs de biens et services) pour les entreprise de plus de 150 salariés et/ou réalisant un chiffre d’affaires supérieur à 20 millions d'euros.

    Cette procédure doit permettre à l’entreprise en difficultés d’élaborer avec ses créanciers un plan de restructuration permettant la continuité totale ou partielle (cession) de l’activité. Les principaux aspects de cette procédure de sauvegarde sont les suivants :
    • le chef d’entreprise reste maître à bord (sous l’assistance et la surveillance de l’administrateur judiciaire),
    • le paiement des dettes antérieures au jugement d’ouverture de la procédure de sauvegarde est suspendu pendant l’élaboration du plan (gel des dettes) ; idem pour les poursuites individuelles,
    • les créances nées après l’ouverture de la procédure doivent en revanche être payées normalement (à échéance),
    • obligation pour tous les créanciers de déclarer leurs créances auprès du mandataire judiciaire,
    • arrêt du cours des intérêts..
    • un plan d’apurement du passif (remboursement des dettes) pouvant aller jusqu’à dix ans,
    • aspect non confidentiel (inscription au Kbis de la société),
    • etc....


    Voir également nos autres synthèses concernant les procédures amiables et collectives (cliquez sur le lien pour accéder à la fiche) :
    ainsi que notre comparatif des caractéristiques de ces cinq procédures (mandat ad’hoc, conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation).

    La conciliation : principales caractéristiques (prévention des difficultés des entreprises)

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    Instituée par la loi de sauvegarde des entreprises du 26 juillet 2005, la conciliation est une procédure récente puisqu’elle est entrée en vigueur le 1er janvier 2006 pour se substituer à l'ancien règlement amiable.
    Le dirigeant d’une entreprise peut y recourir lorsqu’il se trouver confronté à des difficultés financières importantes, avérées ou simplement prévisibles.

    Comme pour le mandat ad’hoc, le chef d’entreprise doit en faire la demande auprès du Président du Tribunal de Commerce ou de Grande Instance (du lieu du siège de son entreprise) lequel désignera le conciliateur.
    Le mécanisme de la conciliation peut être utilisé même si l’entreprise est en état de cessation de paiements (dès lors que cela fait moins de 45 jours).

    Cette procédure présente certaines similitudes avec le mandat ad’hoc :
    • elle est engagée par le dirigeant,
    • elle est totalement confidentielle (sauf si à l’issue de celle-ci les accords font l’objet d’une homologation du tribunal),
    • le chef d’entreprise n’est dessaisi d’aucun de ses pouvoirs de gestion et de direction. Il est assisté par un conciliateur (rémunéré par l’entreprise) qui l’aidera à trouver des accords avec les créanciers (plan de remboursement des dettes…), trouver des capitaux...le cadre de sa mission est déterminé par le dirigeant dans sa requête… ;
    • toutes entreprises (commerciales, artisanales ou agricoles exerçant à titre individuel ou sous forme de sociétés) peut en bénéficier ainsi que les professions libérales ou indépendantes,
    • le remboursement des dettes exigibles n’est pas gelé,
    • l’AGS ne peut financer les éventuels licenciements économiques et/ou arriérés de salaires.

    En revanche, la conciliation doit être bouclée dans un délai qui ne peut dépasser 5 mois. A l’issue, conciliation peut déboucher sur :
    • un accord qui s’appliquera avec les créanciers signataires,
    • une éventuelle procédure collective (sauvegarde, redressement, liquidation) à défaut d’accord.

    A noter que l’homologation par le tribunal du protocole d’accord est un moyen de sécuriser certains apporteurs de capitaux en leur faisant bénéficier du « privilège de new money ». En cas d'ouverture d'une procédure de sauvegarde, de redressement ou de liquidation judiciaire, les créances « new money » sont payées par privilège avant toutes celles nées antérieurement à l'ouverture de la conciliation.


    Voir également nos autres synthèses concernant les procédures amiables et collectives (cliquez sur le lien pour accéder à la fiche) :

    ainsi que notre comparatif des caractéristiques de ces cinq procédures (mandat ad’hoc, conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation).

    Le mandat ad’hoc : principales caractéristiques (prévention des difficultés des entreprises)

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    Lorsqu’une entreprise connaît des difficultés économiques, juridiques ou financières, son dirigeant peut demander au Président du Tribunal de Commerce ou de Grande Instance (du lieu du siège de son entreprise) la désignation d'un mandataire ad hoc.
     Pour pouvoir engager cette procédure, l’entreprise ne doit pas être en état de cessation des paiements.

    Cette procédure, engagée par le dirigeant, présente de nombreux attraits :
    • elle est  totalement confidentielle,
    • le chef d’entreprise n’est dessaisi d’aucun de ses pouvoirs de gestion et de direction. Il est assisté par un mandataire ad hoc (nommé par le Président du Tribunal compétent et rémunéré par l’entreprise) qui l’aidera à trouver des accords avec les créanciers (plan de remboursement des dettes…), trouver des capitaux... Le cadre de sa mission est déterminé par le dirigeant dans sa requête ;
    • toutes entreprises (commerciales, artisanales ou agricoles exerçant à titre individuel ou sous forme de sociétés) peut en bénéficier ainsi que les professions libérales ou indépendantes,
    • elle est souple car le chef d’entreprise peut y mettre fin quand il le souhaite ou demander à la proroger si besoin (généralement d'une période de trois mois, renouvelable plusieurs fois).

    En revanche, le mandat ad hoc ne permet notamment pas de :
    • geler le remboursement dettes exigibles, la mise en jeu des cautions des personnes physiques,
    • bénéficier du financement par l’AGS des licenciements économiques et des arriérés de salaires,

    Au final, le mandat ad hoc peut déboucher sur un accord qui s’appliquera avec les créanciers signataires ou sur une conciliation ou une procédure collective (sauvegarde, redressement, liquidation) à défaut d’accord.

      Voir également nos autres synthèses concernant les procédures amiables et collectives (cliquez sur le lien pour accéder à la fiche) :
      ainsi que notre comparatif des caractéristiques de ces cinq procédures (mandat ad’hoc, conciliation, sauvegarde, redressement, liquidation).

      mercredi 12 mai 2010

      Ralentissement des défaillances d’entreprises en France

      defaillances entreprises
      Selon les dernières statistiques établies par la Banque de France, le nombre de défaillances d’entreprises s’oriente à la baisse depuis le début de l’année 2010.

      Même si le niveau des défaillances reste toujours relativement élevé (supérieur à 63.000 sur 12 mois), il semblerait qu’un palier ait été atteint fin 2009.

      Sur les douze derniers mois, c’est le secteur de la construction qui a été le plus affecté par les défaillances d’entreprises et à un degré moindre le commerce, les services et l’industrie.


      NB : La Banque de France retient comme critère de défaillance, l’ouverture d’une procédure collective (redressement judiciaire, liquidation judiciaire, procédure de sauvegarde).

      Des informations plus complètes sont disponibles sur le site de la Banque de France :
      http://www.banque-france.fr/fr/statistiques/telechar/economie/entreprises/2010_03_france_defaillances_entreprises.pdf.



      mardi 11 mai 2010

      Vente aux enchères de Voxan

      vente voxanL’entreprise Voxan a fermé ses portes le mercredi 5 mai à Issoire (Puy-de-Dôme). Dans le cadre de sa liquidation judiciaire, le matériel de production et les stocks ont été vendus aux enchères.

      Selon le commissaire-priseur de l'opération, le montant total vente s’est élevé à 565.000 euros (soit davantage que le montant total estimé : 400.000 euros) :
      • 300.000 euros pour le matériel. A noter que la société Tracetel s’est approprié la chaîne d’assemblage pour environ 20.000 euros et souhaiterait faire de même avec la marque (dont la vente est à venir). Cette société envisage la construction de motos électriques et avait déposé une offre de reprise jugée insuffisante par le Tribunal de commerce de Clermont-Ferrand ;
      • 265.000 euros pour le stock de motos. A noter que le circuit d’Issoire (Puy-de-Dôme) a acquis des prototypes et des machines uniques non immatriculables pour 29.000 € et que le prototype dessiné par Starck (pièce unique non roulante) a trouvé acquéreur à 15.000 €. Quant aux motos commercialisables, elles ont toutes été vendues pour un prix unitaire inférieur à 8.000 € HT sauf la dernière sortie de la chaîne d’assemblage d’Issoire (une VX10 partie à 9.600 €).
      voxan cafe racer vente enchèresUne nouvelle marque disparait donc.

      Sur des sujets connexes, rappelons que Harley Davidson a décidé il y a quelques mois d'arrêter la production des motos Buell et que le constructeur MV Agusta recherche actuellement un repreneur dans le cadre d'une procédure judiciaire (voir billet sur ce sujet : http://adafec.blogspot.com/2010/05/harley-davidson-cession-de-mv-agusta.html).

      mardi 4 mai 2010

      Harley Davidson : cession de MV Agusta à Berlusconi ?

      harley logo davidson mv agusta cessions ventes berlusconiSelon le magazine transalpin Motociclismo, Paolo Berlusconi, frère du Président du Conseil italien Silvio Berlusconi aurait déposé une proposition de rachat de MV Agusta auprès d'Harley-Davidson l’actuel propriétaire de la marque.
      Harley-Davidson avait annoncé, fin 2009, vouloir céder MV Agusta.

      Paolo Berlusconi, qui possède déjà la marque Garelli, aurait également fait une offre de reprise de Moto Morini qui est en redressement judiciaire depuis l’automne dernier.

      mardi 13 avril 2010

      Football : Liverpool est à vendre

      football liverpool reds vente cession trésorerie dettes club budgets pertes déficits vendre recettes
      Les deux propriétaires du club de Liverpool, Tim Hicks et George Gillett, ont mandaté Barclays Capital (filiale de banque d'affaires de Barclays) pour vendre le club anglais.
      Le prix de vente souhaité serait de 565 millions d’euros. Ils espèrent ainsi réaliser une plus-value conséquente d’environ 300 millions d’euros. Rappelons qu’ils avaient acquis le club en 2007 pour … seulement 245 millions d’euros.

      Quant au projet de construction du nouveau stade de 60.000 places à Stanley Park pour remplacer celui d'Anfield d'une capacité de 42.000 places, il avait été suspendu en raison de la crise financière.

      football reds liverpool fc ligue 1 vente capital financement cession vendre club enchères reprise repreneur
      L’actualité financière des clubs anglais est donc plus jamais mouvementée puisque l’on assisté récemment à la mise en redressement judiciaire du club de Porthsmouth, aux pressions exercées sur le club de Manchester United (MU) afin qu’il rembourse sa dette. Celle-ci est évaluée à plus de 800 millions d'euros. Pour la « rajeunir », MU vient d’émettre un emprunt obligataire de 550 millions d’euros et envisage même de refinanc er son centre d’entraînement…

      D’autres clubs anglais pourraient connaitre dans un proche avenir des difficultés financières car leur endettement est colossal (il représenterait plus de 55% de l’endettement cumulé des clubs de football européens…).

       La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)