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jeudi 2 décembre 2010

Qualium fait l’acquisition de 70% de Sogal

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Qualium Investissement, filiale de capital-investissement de la CDC (Caisse des Dépôts) vient d’acquérir 70% du capital des Etablissements Sogal (Sofaco) ; les 30% restants sont détenus par le CIC investissement et par les dirigeants.

Sogal (marque de Sofaco) est le leader français en matière d’aménagements de l'habitat sur mesure (portes de placard, dressings, stores, bibliothèques, parois coulissantes). La société Sogal, 550 salariés, réalise un chiffre d’affaires de l’ordre de 200 millions d’euros.

qualium CDC capital investissements fonds pme qualium investissements caisse des depots et consignation acquisition rachat reprise sogal dressing sur mesure placards portes logoQualium Investissement (ex- CDC Capital Investissement) gère environ 1,5 milliards d’euros de fonds pour compte de tiers. Elle détient 17 participations majoritaires dans des entreprises françaises non cotées représentant au total un chiffre d'affaires de 4 milliards d’euros et plus de 40.000 emplois. Parmi ces participations figurent la Socotec, Quick, Feu Vert, La Foir’Fouille, DGF, Carré Blanc…

Lire également "Reprise de la Foir’Fouille par ses dirigeants et Qualium Investissement".

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

mardi 30 novembre 2010

Le financement des créations et reprises d’entreprises

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Lorsqu’un projet de reprise ou de création est suffisamment avancé, se pose la question du financement de l’opération. Selon la nature et le volume financier de la transaction envisagée et le profil du repreneur/créateur (particulier aguerri ou pas, entreprise…) de nombreuses sources de financement sont possibles (liste non limitative) :
  • les apports personnels,
  • l’emprunt bancaire,
  • les prêts d’honneur,
  • les aides, primes et subventions à l'entreprise,
  • les aides et subventions au créateur/repreneur,
  • le dispositif national d'aide à la création/reprise d'entreprise,
  • le crédit vendeur,
  • Oséo,
  • le refinancement d’actifs,
  • le capital investissement.

Certaines de ses modalités de financement sont soumises à des conditions particulières, sont adaptées à des situations précises ou peuvent être complexes à mettre en place. Le recours à un ou plusieurs conseils peut donc s’avérer nécessaire.

Les apports personnels
Ils sont essentiels dans une reprise d’entreprise car ils démontrent la confiance du repreneur dans la réussite de son projet. Les apports proviennent de l’épargne personnelle du repreneur (compte titres, PEA, codevi, livret épargne entreprise -LEE-) mais quelques fois aussi de ses proches (famille, amis, relations professionnelles…).
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La dette bancaire (ou dette sénior)
L’obtention d’un crédit bancaire nécessite un minimum d’apports personnel (en moyenne 30 % du montant de l’acquisition). Selon l’importance des fonds mobilisés et le risque inhérent de l’opération, plusieurs établissements bancaires peuvent intervenir (pool bancaire).

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 Les prêts d'honneur
Les prêts personnels peuvent (sous conditions) être accordés par certaines collectivités locales et associations. Ces prêts bénéficient de conditions avantageuses (généralement à taux zéro sans garantie). Ils permettent d'obtenir plus facilement un financement bancaire grâce à leur effet de levier pouvant aller jusqu’à six fois le montant du prêt d’honneur qui est assimilé à des fonds propres.

Les aides, primes et subventions à l'entreprise
Certaines collectivités territoriales (ex : région Aquitaine) ont mis en place des dispositifs favorisant la reprise d’entreprises.

Les aides et subventions au créateur/repreneur
Elles sont généralement attribuées (sous réserve de respecter les conditions d’éligibilité) par l'Etat ou par les collectivités territoriales (conseils régionaux et conseils généraux).

Le dispositif national d'aide à la création/reprise d'entreprise (Nacre, Are…)
Il permet à certaines personnes (demandeurs d’emploi, personnes bénéficiant du RSA de l’ASS, salariés d’une entreprise en difficulté…) d'obtenir une avance remboursable pour financer leur projet de reprise (prêt à taux zéro). A noter que les bénéficiaires de l’ARE (allocations chomage) peuvent demander à leur Pôle emploi le versement sous forme de capital de la moitié des droits qui leur restent acquis (versement en deux fois) de façon à augmenter leur apport personnel.

Le crédit vendeur
Il s’agit de négocier avec le vendeur un paiement échelonné sur plusieurs années d'une partie du prix de cession. Cette opération se concrétise habituellement par la signature plusieurs billets à ordre dont les échéances sont étalées dans le temps.
Elle peut être assortie, si le cédant souhaite diminuer sa prise de risques, d’une garantie (caution ou aval bancaire).

Oséo (regroupement de BDPME/CEPME, d’Anvar et de  Sofaris)
Oséo peut intervenir en garantie sur une partie des crédits bancaires mobilisés mais également en financement (sous conditions).
 Le contrat de développement transmission d’Oséo (associé à un crédit bancaire) permet notamment de bénéficier d'un financement avec différé de 2 ans en capital ; ce, sans garantie ni caution. Pour les créateurs, Oséo propose un prêt à création d’entreprise avec possibilité de différé d’amortissement et là aussi sans garantie ni caution personnelle.

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Le refinancement d’actifs
Alternative intéressante à la vente sèche de biens immobiliers qui oblige de facto à s’en séparer, il est possible, sous conditions, de refinancer ses biens c’est-à-dire de contracter un emprunt sur x% de leur valeur. Cette formule a l’avantage de pouvoir les garder en patrimoine.

Le capital investissement
Il consiste en une prise de participation en capital en général dans des entreprises non cotées (et manquant de fonds propres) pour financer leur démarrage (capital-amorçage), leur croissance interne ou externe (capital-développement), leur redressement (capital-retournement) ou leur transmission (capital-transmission).
Le capital-amorçage concerne des projets technologiques encore en phase de recherche et de développement  (au-delà on parle de capital-risque) donc très risqués d’un point de vue financier.transmission transmettre entreprise boite comment financer achat acheter fonds tresorerie cash moyens financiers cédant

Les opérations de capital-transmission (reprises d’entreprise) s’organisent autour d’une combinaison de prises de participation (minoritaires ou majoritaires) et de financements bancaires. Les montants financés peuvent atteindre plusieurs millions d'euros. Le montage juridique et financier associé est celui du LBO (Leveraged Buy-Out) ou de l’une de ses variantes. La mise en place d’une dette mezzanine (financement subordonné à celui de la dette senior) peut donc également intervenir.


Consultez aussi les articles suivants :

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

mardi 28 septembre 2010

Reprise de la Foir’Fouille par ses dirigeants et Qualium Investissement

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Le fonds Qualium Investissement vient de prendre le contrôle majoritaire de la célèbre enseigne la Foir’Fouille pour un prix qui n’a pas été dévoilé.

Le dirigeant de la Foir’Fouille, Ivan Rapoport, et les principaux cadres de l’entreprise ont également participé à cette opération de rachat et restent évidemment en place.

Cette acquisition a été réalisée avec les concours du Crédit Agricole Nord de France et du CIC Nord Ouest (financements bancaires).

 foir fouille magasin prix discount bazar logo image rachat reprise acquision cdc qualium investissement dirigeantsCréée en 1975 par Louis Navarro, la Foir’Fouille est le leader, en France, de la vente de produits de bazar à prix discount.
La Foir’Fouille compte plus de 2 800 salariés et près de 200 magasins en France et à l’étranger (Espagne, Belgique, Luxembourg).
En 2009, l’enseigne la Foir’Fouille a enregistré un chiffre d’affaires global de 430 millions d’euros.


qualium CDC capital investissement filiale fonds pme financements distribution daf financier magasinsQualium Investissement (ex- CDC Capital Investissement) est une filiale de la Caisse des Dépôts. Qualium Investissement gère environ 1,5 milliards d’euros de fonds pour compte de tiers. Elle détient en portefeuille 19 participations actives qui représentent un chiffre d'affaires cumulé de 4 milliards d’euros et plus de 40.000 emplois.

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

samedi 11 septembre 2010

Région Midi-Pyrénées : classement des entreprises et principales données économiques et géographiques

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La région Midi-Pyrénées est la plus grande de France métropolitaine avec ses huit départements et sa superficie de 45.348 km².

En 2007, la population de région Midi-Pyrénées s’établissait 2.814.178 habitants (hab.) : Ariège (148.568 hab.), Aveyron (274.425 hab.), Haute-Garonne (1.202.920 hab.), Gers (183.615 hab.), Lot (171.173 hab.), Hautes-Pyrénées (237.127 hab.), Tarn (369.501 hab.), Tarn-et-Garonne (226.849 hab.). A elle seule, la Haute-Garonne regroupe 43% de la population de la région ; prépondérance qui se retrouve également au niveau économique (principales entreprises).


La ville de Toulouse est la troisième ville étudiante de France (en nombre d'étudiants) après Paris et Lyon. Son pôle urbain rayonne sur toute la région et même au-delà, notamment grâce à l'industrie aéronautique.
midi-pyrenees carte image departement classements entreprises groupes emplois chiffre affaires activites top haute garonne toulouse pyrénées région regions cartesLa présence d’Airbus, premier constructeur mondial d'avions commerciaux et le pôle spatial (Météo France, CNES, Astrium et EADS) sont générateurs d’activité et d’emplois directs et indirects très significatifs.
L'agriculture (second pôle agricole français) avec notamment les vignobles de Fronton, de Gaillac et de Cahors et le tourisme (Toulouse, le Quercy, le Lot, le Comminges, les Pyrénées…) ont également un rôle économique important.
La région Midi-Pyrénées est la huitième région de France au niveau du PIB (produit intérieur brut) avec 4% de la richesse nationale.
Le PIB par habitant (en 2008) était de 27.384 €. Il se situe légèrement en dessous de la moyenne nationale (30.401 €) mais il est dans moyenne si l’on excepte l’Ile-de-France.


Selon des données fournies par la Coface, le classement des 20 entreprises les plus importantes de la région Midi-Pyrénées (selon leur chiffre d’affaires 2008 en milliers d'euros) est le suivant :

top classement entreprises societes groupes airbus sas pierre fabre stelasocamil akerys nidera france chausson trialis 3a caves roquefort latecoere palmares midi-pyrénées

palmarès airbus midi-pyrenees image departement classements entreprises groupes emplois chiffre affaires activites top aeronautique toulouse sud ouest eads haute garonne pyrénées région region
Le groupe Airbus ressort, bien évidemment, largement en tête de ce classement. L’alimentation, la distribution et les activités liées à l’aéronautique sont parmi les plus représentées.

A noter également que 14 des 20 entreprises citées sont situées en Haute-Garonne et 3 dans le Tarn (notamment avec la présence des laboratoires Fabre, deuxième entreprise de la région Midi-Pyrénées).


Voir aussi : 

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

jeudi 2 septembre 2010

Latécoère nomme un nouveau Président et poursuit sa restructuration

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Latécoère vient de se doter d’un nouveau Président du Conseil de Surveillance en la personne de Pierre Gadonneix, ex-PDG d'EDF, qui remplace à cette fonction Jean-Claude Chaussonnet, ancien président d'Airbus France, lequel devient Vice-Président.
La mission allouée à Pierre Gadonneix est de poursuivre la restructuration de Latécoère en trouvant notamment des partenaires industriels et financiers.

Le groupe Latécoère, dont le siège social est basé à Toulouse, est spécialisé dans la fabrication et la commercialisation de pièces à destination du secteur aéronautique (civil pour l’essentiel) :
  • aérostructures (tronçons de fuselage, portes, issues de secours),
  • équipements et systèmes embarqués (câblages, centrifugeuses, meubles électriques, harnais électriques de radionavigation, matériel vidéo…).

Son chiffre d’affaires 2009 s’établissait à environ 450 M€ et celui de 2010 est attendu en baisse à
425 M€. Ses principaux clients sont Airbus, Boeing, Dassault Aviation et Embraer et ses concurrents l’américain Spirit AeroSystems et les français Aerolia et Sogerma (toutes deux filiales d’EADS…).

graph cours bourse boursier latécoère latecoere aeronautique groupe toulouse avions aerostructures difficultés financieres tresorerie restructuration, nomination presidentLe groupe Latécoère a du faire face ses dernières années à plusieurs difficultés : retards de l'A830 et du B787, échec de la reprise du site Airbus de Meaulte, un contentieux avec Dassault (69 M€ passés en charges), la chute du marché des jets d'affaires et avions régionaux (Embraer), pertes de change (USD/EUR)…
... résultats : de lourdes pertes en 2009, un endettement excessif (360 M€ à fin 2009) et un cours de bourse en chute libre.

Devant cette situation, le groupe Latécoère avait déjà du mettre en œuvre une réduction de ses effectifs, une longue renégociation de ses dettes bancaires (conclue par un accord : gel du remboursement du principal des emprunts jusqu'au 31 décembre 2011, conversion de 20 % de la dette en obligations convertibles, octroi d'une couverture de change de 280 millions de dollars…),
remboursement par Airbus de 104 M€ de frais de recherche et développement…

Au 30 juin 2010, les résultats semestriels de Latécoère font apparaitre un chiffre d’affaires en baisse d’environ -10% mais également une amélioration visible de la rentabilité (doublement du résultat opérationnel ou EBIT)... un résultat donc encourageant.

jeudi 26 août 2010

OSEO : le prêt participatif pour la rénovation hôtelière

OSEO propose aux hôteliers un Prêt Participatif pour la Rénovation Hôtelière (PPRH). Le but recherché est de favoriser la rénovation du parc hôtelier pour qu’il réponde aux nouvelles normes de classement.

Peuvent bénéficier de ce dispositif tous les types d’hôtels (hôtels bureaux, hôtels restaurants indépendants ou franchisés) répondant aux critères d’éligibilité fixés par OSEO :
  • être une PME du secteur de l'hôtellerie de plus de 3 ans d’existence,
  • être bénéficiaires et en croissance,
  • être engagé dans un programme de rénovation pour répondre aux nouvelles normes de classification,
  • être situé (l’établissement) dans une zone urbaine de moins de 500 000 habitants,
  • ne peut excéder 3 étoiles après la réalisation des travaux de rénovation.

travaux renovation renover oseo financement comment obtenir financer emprunt credit bancaire pret hotel hotellerieLes dépenses susceptibles d’être financées sont les suivantes :
  • travaux de rénovation,
  • travaux d’extension,
  • travaux de mise aux normes de sécurité et d’accessibilité,
  • équipements, mobilier, matériel,
  • dépenses commerciales (formation, documentation commerciale, site Internet…),
  • dépenses liées à la fermeture de l’établissement pendant les travaux (plafonnées à 25% du coût des travaux).

Quant aux caractéristiques du financement, elles sont les suivantes :
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  • montant de 40 000 à 300 000 euros,
  • taux d’intérêt réduit (au moins sur une partie du crédit), taux fixe,
  • absence de garantie (ni pour l’entreprise, ni pour le dirigeant),
  • remboursement de l’emprunt sur 7 ans avec possibilité d’un différé d’amortissement du capital de 24 mois,
  • garantie pouvant porter également sur le financement bancaire associé (40 à 70 %) ; le crédit bancaire devant représenter le double du PPRH.
 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/)  

vendredi 20 août 2010

Leverage Buy-Out : LBO, OBO, LMBI, LMBO, BIMBO… explications

Cet anglicisme, très utilisé ou cité en finance (LBO), est un montage financier permettant de racheter une entreprise. Le Leverage Buy-Out (LBO) a été décliné sous différentes variantes aux initiales toutes aussi mystérieuses pour les non initiés : LBI, LBU, OBO, BIMBO, LMBI, LMBO, MEBO, MBO…

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1) Les grandes lignes
A la base, le LBO ou (Leverage Buy-Out) signifie le rachat d’une entreprise par emprunt (avec effet de levier*). Le ou les acheteurs créent, spécialement pour cette opération, une société holding (newco) qui fera l’acquisition de 100 % des titres de l’entreprise rachetée (la cible).
Puis, il y a les variantes tenant à l'identité des repreneurs et à leur mode de financement du rachat. 
Ainsi, l'opération peut, par exemple, être financée soit par :
  • des apports et un financement bancaire classique,
  • des apports exclusivement (donc sans financement et effet de levier),
  • un financement bancaire classique (dette senior) ainsi qu’un financement plus élaboré** et mieux rémunéré (dette junior ou dette mezzanine) lorsque les apports sont insuffisants.

(*) : L’effet de levier sera positif si la rentabilité de la cible est supérieure au coût du financement par emprunt.
(**) : En général, cet emprunt complémentaire provient d’une société de capital investissement qui pourra par la suite entrer dans le capital de la société holding (au moyen d'obligations convertibles, d'obligations à bons de souscription d'actions,…).


2) Les déclinaisons
Les principaux types de LBO sont les suivants :
  • LBO (Leverage Buy-Out) : acquisition avec effet de levier par un acheteur venant de la société.
  • LBI (Leverage Buy-In) : acquisition avec effet de levier par un acheteur vient de l’extérieur de la société.
  • LMBI (Leveraged Management Buy-In) : rachat par de nouveaux cadres de la société avec endettement.
  • LMBO (Leveraged Management Buy-Out) : rachat par les cadres de la société cible avec endettement.
  • MBI (Management Buy-In) : rachat par de nouveaux cadres de la société sans endettement.
  • MBO (Management Buy-Out) : rachat par les cadres de la société sans endettement.
  • BIMBO (Buy-In Management Buy-Out) : rachat par une équipe de repreneurs associant un ou des cadres de la société avec un ou des dirigeants extérieurs.
  • LOBO/OBO (Owner Buy Out) : rachat par le dirigeant (opération patrimoniale). Le chef d’entreprise se vend à lui-même une partie de ses titres afin de réaliser son patrimoine et ainsi dégager des liquidités.
  • MEBO (Management and Employees Buy-Out) : rachat par les managers et les employés de la société cible.

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Pour s'y retrouver plus facilement :
  • L : Leverage (ou effet de levier) donc endettement
  • B : Buy (achat)
  • O : Out, l’acheteur provenant de la société
  • I : In, le repreneur vient de l’extérieur de la société (dans/in)
  • M : Management (achat par les dirigeants)
  • E : Employees (achat par les employés)

Il existe également d'autres dérivés des LBO :
  • IBO (Investors Buy-Out) : rachat dans lequel la société de capital-risque initie l’opération, le management jouant un rôle de second plan.
  • LBU (Leveraged Build-Up) : constitution d'un groupe en fusionnant ou en intégrant les activités et les structures de plusieurs sociétés en vue d'en constituer une autre plus importante en terme de valeur.

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

jeudi 17 juin 2010

Les objectifs et mesures introduites par Bâle III (3)

finance daf directeur financier banques bale 3 bordeauxConséquence de la crise financière, le comité Bâle a souhaité s'assurer de la capacité des banques à absorber des pertes importantes et comparer leur solidité respective ; ce dans le but d’éviter de nouvelles faillites. Pour ce faire, il compte s’appuyer sur toute une série de mesures baptisées « Bâle 3 » (prolongement de Bâle 2) dont voici les quatre principales :
   
 1) Renforcer les fonds propres des banques
Selon le Comité Bâle, il existe des fonds propres plus à même que d’autres à supporter des pertes. Dans cette perspective, le ratio « Core tier 1 » a été revu de façon à ne contenir que des actions ordinaires ou équivalent (exclusion des instruments hybrides tels que les titres super-subordonnés). Les activités les plus risquées verraient ainsi leurs fonds propres alloués sensiblement renforcés.

2) Inciter les banques à disposer de ressources court terme suffisantes par la création de 2 ratios de liquidité

  • le « liquidity coverage ratio « qui imposerait aux banques internationales de disposer d’une réserve d'actifs sans risque facilement négociables afin de pouvoir résister, pendant 30 jours, à une éventuelle crise (ex : retraits massifs des déposants),
  • le « net stable funding ratio » qui répond au même objectif mais sur une durée plus longue (1 an) lui vise le même objectif mais sur un an.
En conséquence, les établissements de crédit ne pourraient investir dans des actifs à long terme (immobilier entre autres) qu’avec des ressources à long terme.

3) Création de « coussins cycliques »
Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de crise et aussitôt reconstitués en cas de période faste. Ils permettraient donc de lisser les chocs économiques.

4) Modification du ratio d’effet de levier
Le ratio d'effet de levier (« leverage ratio ») qui compare les engagements des banques à la taille de leur bilan deviendrait plus important qu’aujourd’hui dans le dispositif Bâle (pilier 1). L’objectif visé est d'éviter un trop fort endettement des banques.

Au global, il ressort que ces nouvelles règles pénaliseraient fortement les banques européennes par rapport à leurs concurrents hors CEE notamment du fait des distorsions comptables existantes. Ainsi, le respect des règles Balle III (3) dégraderait, selon les banques européennes et françaises, leur performance économique (impact négatif sur leur rentabilité et leur croissance) d’où les contestations actuelles.

mercredi 12 mai 2010

Ralentissement des défaillances d’entreprises en France

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Selon les dernières statistiques établies par la Banque de France, le nombre de défaillances d’entreprises s’oriente à la baisse depuis le début de l’année 2010.

Même si le niveau des défaillances reste toujours relativement élevé (supérieur à 63.000 sur 12 mois), il semblerait qu’un palier ait été atteint fin 2009.

Sur les douze derniers mois, c’est le secteur de la construction qui a été le plus affecté par les défaillances d’entreprises et à un degré moindre le commerce, les services et l’industrie.


NB : La Banque de France retient comme critère de défaillance, l’ouverture d’une procédure collective (redressement judiciaire, liquidation judiciaire, procédure de sauvegarde).

Des informations plus complètes sont disponibles sur le site de la Banque de France :
http://www.banque-france.fr/fr/statistiques/telechar/economie/entreprises/2010_03_france_defaillances_entreprises.pdf.



mardi 11 mai 2010

La fin annoncée d’ETEBAC

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Ce protocole, utilisé actuellement en France par environ 100.000 entreprises, va être amené prochainement à disparaitre pour cause d’obsolescence.
Pour mémo, le protocole ETEBAC (Echange Télématique Entre BAnques et Clients) a été instauré en 1984 par le CFONB*. Il sert aux échanges de fichiers informatiques entre les banques et leurs clients pour les virements, prélèvements, extraits de comptes, relevés...

Plusieurs raisons expliquent cette disparition annoncée :
  • Orange Business Services cessera la maintenance du réseau téléphonique X25 dès le début 2012. Or, le protocole ETEBAC fonctionne via X25…
  • les formats d’échanges bancaires évoluent également puisque le nouveau standard à utiliser sera le format européen SEPA (Single European Payments Area dont l’objectif est d’harmoniser les systèmes de paiement en Europe).
Logo ebics etebac transmission données bancaires communication informatiques transferts  banques entreprises logiciels tresorerie entreprises réseaux lignesLes banques, éditeurs de logiciel… se sont adaptés en proposant aux entreprises le nouveau protocole EBICS (Electronic Banking Internet Communication Standard) lequel fonctionne via le réseau Internet (TCP/IP). Ce nouveau standard de communication client-banque permet de véhiculer tout type de format de fichier, fixe ou variable.
Il supporte la signature numérique personnelle et permet d’avoir des échanges sécurisés : authentification des parties, confidentialité des données et intégrité du message…

A noter que ces « nouvelles normes SEPA » permettront à certaines entreprises de réaliser des économies appréciables en matière de frais bancaires puisque le coût des transactions nationales et internationales sera identique.

(*) : CFONB (Comité Français d'Organisation et de Normalisation Bancaires).


La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

Salon Gestion Finance des 22 et 23 juin 2010 (Paris-La Défense)

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Le salon Gestion Finance est organisé les 22 et 23 juin 2010 à Paris (CNIT- La Défense).
 Au programme, des conférences, tables rondes, ateliers d’experts…
80 exposants et 3500 visiteurs sont attendus (directions générales, DAF, DSI, Credit Manager...).
L’objectif est d’exposer des solutions et des services pour la gestion financière de l’entreprise en réunissant notamment 4 salons :
  • PROGIFORUM, progiciels de gestion intégrés,
  • CREDITCLIENTS, gestion du poste clients,
  • BANQUE EXPO, services bancaires,
  • CONSULTING, conseil en finance.

Pour plus d’informations : http://www.gestion-finance-expo.com/SALON_210.html.

 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com) 

mercredi 5 mai 2010

Forte reprise des crédits immobiliers

Sur les trois premiers mois de l’année 2010, les banques ont débloqué 70,3 % de crédits de plus qu'au premier trimestre 2009, d'après le dernier baromètre Crédit Logement/CSA.
D’après les prévisions, les banques devraient accorder 15 % de crédits en plus en 2010, soit 137,5 milliards d'euros de prêts immobiliers, contre 119 milliards en 2009.

La principale raison est le niveau excessivement bas des taux d’intérêt (3,6 % en moyenne sur le premier trimestre).
taux interet credits immobilier intérêts reprise niveau crédits emprunts emprunter acquisition acheter maisons appartements logements bas obtenir trouverLa quasi-totalité des nouveaux prêts immobiliers ont été accordés avec un taux inférieur à 4 %.

Les statistiques, à fin avril 2010, du site meilleurtaux.com confirme ce niveau historiquement bas.

lundi 3 mai 2010

Bordeaux : Implanet lève 8 millions d’euros

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La société martillacaise (Bordeaux) Implanet vient de renforcer son capital avec une levée de 8 millions d’euros.
 Implanet est spécialisée dans la conception et la fabrication d’implants (prothèses de hanche, genoux, rachis, arthroscopie) en France et en Europe. Elle est présente dans 8 pays et emploie 45 personnes.
Cette levée de fonds est destinée à accélérer le déploiement de ses produits (implants pour la chirurgie orthopédique) et de ses technologies de l’information (traçabilité et supply chain).
Les actionnaires historiques (Edmond de Rothschild Investment Partners, Wellington Partners, Seventures Partners, Auriga Partners, les fondateurs...) ont participé à cette opération à hauteur de 4 millions d’euros…). Le CM-CIC Capital Privé, nouvel investisseur, a apporté également 4 millions d’euros.

jeudi 29 avril 2010

L’appétit d’AXA Private Equity

axa private equity pe bank of america private equity fonds investissement rachats natixis acquisitions portefeuilles capital intérets dollars eurosEn 2 jours, AXA Private Equity (PE) a réalisé deux importantes acquisitions qui s’ajoutent à d’autres faites en avril.
Après avoir finalisé le rachat de parts de capital-investissement détenues par la banque Natixis pour environ 534 millions d'euros, AXA PE vient d’annoncer l’acquisition d'un portefeuille d'intérêts dans des fonds de private equity auprès de Bank of America pour une valeur estimée de 1,9 milliard de dollars. Cette dernière opération constitue l’une des plus importantes transactions sur le marché secondaire du capital-investissement.
Ces transactions s’inscrivent dans la stratégie d'AXA PE qui consiste à offrir de la liquidité aux institutions qui cherchent à réduire leur exposition ou leur engagement financier en matière de capital-investissement.
Sur le seul mois d’avril 2010, AXA PE aura, via des rachats, investi plus de 2,6 milliards de dollars. AXA PE disposerait encore de fonds importants (1 milliard d'euros) pour réaliser d'autres transactions similaires.
Dans un marché encore « dépressif », AXA PE souhaite donc profiter des actuelles décotes.

PS : AXA PE est une filiale d’AXA Investment Managers. Elle se classe parmi les leaders mondiaux du secteur du capital investissement avec 25 milliards de dollars d’actifs gérés ou conseillés.

dimanche 25 avril 2010

La garantie Biotech d’OSEO

oseo financements oséo biotech garanties banques bancaires emprunts dettes souscrireAfin de favoriser l’accès des PME de biotechnologie* aux financements bancaires, OSEO peut intervenir en garantie à hauteur de 70% du montant du crédit (50% s’il s’agit d’un crédit relais).
Les dépenses financées concernent tous les investissements, y compris immatériels ainsi que les opérations de croissance externe.

(*):
Entreprises qui utilisent les biotechnologies et les sciences du vivant dans un objectif de production ou de commercialisation (produits ou services).

lundi 19 avril 2010

L'affaire Goldman Sachs

goldman sachs affaires hedge funds fonds speculatifs spéculatif banque placements Une plainte pour fraude a été déposée par le gendarme de la Bourse (SEC) américain contre Goldman Sachs et l’un de ses vice-présidents, le Français Fabrice Tourre.

La banque est accusée d'avoir caché des informations sur certains produits financiers liés aux taux d'intérêts à risque (« subprimes »). Goldman Sachs aurait fait croire à certains investisseurs en 2007 que ces produits financiers étaient des bons placements. La SEC met aussi en avant que Goldman Sachs avait reçu 15 millions de dollars du fonds d’investissement Paulson pour la création de ce produit à un moment où ce fonds pariait à contrario sur la chute du marché immobilier… Les clients qui ont suivi ces conseils ont perdu un milliard de dollars.

Peu après l’annonce de la SEC, le titre Goldman Sachs a dévissé de 15%. Cette forte baisse a entrainé (et entraine encore) celle plus modérée des autres valeurs bancaires sur les places asiatiques et européennes. Ce scandale pourrait également éclabousser d’autres banques, notamment en Europe.

dimanche 18 avril 2010

USA : nouvelles faillites bancaires

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Vendredi, les autorités américaines de régulation ont saisi les avoirs de huit banques en faillite, pour un montant total supérieur à six milliards de dollars.
Parmi ces huit banques figurent la Riverside National Bank of Florida (3,4 milliards de dollars d'avoirs) et la City Bank of Lynnwood (1,1 milliard de dollars d'avoirs).

Depuis le 1er janvier 2010, déjà 51 banques ont fait faillite aux Etats-Unis et plus de 700 seraient en difficultés soit 9% de l'ensemble des établissements bancaires américains…
Même si le secteur bancaire américain a amorcé son redressement, il demeure encore très fragilisé.


 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/

vendredi 2 avril 2010

Le Contrat de Développement Création d'OSEO

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Le Contrat de Développement Création d'OSEO vise à renforcer les capitaux permanents des entreprises les plus porteuses en matière de développement et d’emplois.

Bénéficiaires

Les Petites et Moyennes Entreprises (PME*) constituées en société, crées depuis moins de 3 ans, ayant effectivement débuté une activité génératrice de chiffre d’affaires.
Les activités éligibles sont définies par la Région concernée ; en principe, tous les secteurs d'activité à caractère industriel y compris les services aux entreprises.

contrat de développement création OSEO dépenses marketing commerciales prospection formation recrutement démarrage aides financières dafDépenses financées
Les frais de démarrage, frais de recrutement et de formation, prospection, négociation des premières commandes, marketing, communication, mise aux normes, implantation à l’étranger, matériels, progiciels, équipements à faible valeur de revente, augmentation du besoin en fonds de roulement générée par le projet…

Modalités
Le Contrat de Développement Création d'OSEO est un prêt sans garantie ni caution personnelle de 24.000 € à 80.000 €, d’une durée de 6 ans (avec un allégement du remboursement la première année),
Il est au plus égal aux fonds propres de l’entreprise (y compris l'intervention en fonds propres ou assimilés d’une société de capital-risque ou d’un business angel, prêt d’honneur…),
Il est accompagné d’un concours bancaire à moyen terme d’un montant au moins équivalent,
Il représente, au plus, le tiers des ressources du projet.


(*) Au sens de la définition européenne de la PME : entreprise de moins de 250 salariés déclarant soit un CA annuel inférieur à 50 millions €, soit un total de bilan n'excédant pas 43 millions €. Elle doit être indépendante, c'est-à-dire ne pas être détenue à plus de 25% par une ou plusieurs entités qui ne sont pas des PME.

 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com) 

jeudi 1 avril 2010

La CGPME demande la pérennisation de la médiation du crédit

La CGPME demande la pérennisation de la médiation du crédit (confédération générale des petites et moyennes entreprises) logo
Dans un communiqué, la CGPME s'est vivement élevée contre la demande de mise en sommeil de la médiation du crédit émise par Frédéric OUDEA, PDG de la Société Générale.
L'organisation patronale a souligné que depuis sa création en octobre 2008, plus de 20.000 entreprises ont sollicité l'intervention de la médiation du crédit ; intervention qui a permis de débloquer un certain nombre de situations délicates.

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/)