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lundi 14 mars 2011

Classement des éditeurs de logiciels (Monde, Europe, France...)

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L’Association Française des Editeurs de Logiciels (AFDEL) vient de publier une étude sur le marché mondial du logiciel (« Global Software Leaders ») lequel représentait, en 2010, un total de 250 milliards de dollars…
Cette étude de 34 pages présente notamment plusieurs classements des éditeurs de logiciels : un top 100 mondial ainsi que des palmarès européen, français, allemand, britannique, chinois et indien.
Voici, en synthèse, les principaux enseignements de ce bilan.


1. Palmarès des éditeurs mondiaux de logiciels (top 10*)

N° Société Pays CA logiciels (M€) CA total (M€) CA logiciel / CA total
1 Microsoft USA 32 686 42 504 77%
2 IBM USA 14 429 68 660 21%
3 Oracle USA 13 854 16 758 83%
4 SAP Allemagne 8 111 10 672 76%
5 EMC USA 4 244 10 057 42%
6 Symantec USA 3 969 4 234 94%
7 HP USA 3 065 83 807 4%
8 CA USA 2 825 3 080 92%
9 Intuit USA 2 299 2 340 98%
10 Adobe USA 2 067 2 127 97%

Le marché mondial du logiciel est dominé, sans surprise, par les américains à hauteur de 44% puis suivent les entreprises européennes avec 36% et les entreprises asiatiques avec 20%.
Parmi les 100 premières sociétés du top 100 mondial, on en dénombre 74 entreprises américaines, 14 européennes (dont une française)…


2. Palmarès des éditeurs européens de logiciels (top 10*)

Classement / Société Pays CA logiciels Monde (M€) CA total Monde (M€) CA logiciels Europe (M€)
1 SAP Allemagne 8 111 10 672 4 290
2 Sage GB (UK) 1 410 1 644 771
3 Dassault Systèmes France 1 100 1 251 495
4 Software AG Allemagne 581 847 277
5 Misys GB (UK) 567 814 182
6 Autonomy GB (UK) 465 531 100
7 Kaspersky Laboratory Russie 270 280 195
8 Logica GB (UK) 265 4 151 253
9 Agfa HealthCare Belgique 263 1 178 131
10 Acision GB (UK) 260 342 145

Seul éditeur de logiciels non américain présent dans le top 10 du classement mondial et, par voie de conséquence, premier éditeur européen, SAP réalise un chiffre d’affaires représentant 74 % de celui l’ensemble des 100 premiers éditeurs allemands…
Loin derrière SAP, on retrouve 5 fournisseurs de logiciels du Royaume-Uni dans les 10 premiers éditeurs européens.


3. Palmarès des éditeurs français de logiciels (top 10*)
 
Classement / Société CA logiciels Monde (M€) CA total Monde (M€) CA logiciels France (M€)
1 Dassault Systèmes 1100 1 251 117
2 Murex 165 265 10
3 Cegid 161 249 156
4 Cegedim 135 874 60
5 Axway (Sopra Group) 135 182 51
6 Linedata Services 113 145 55
7 GFI Informatique 110 726 64
8 Sword 96 181 5
9 Avanquest 82 88 4
10 Sophis 56 65 14

En France, le marché du logiciel est globalement plus fragmenté qu’ailleurs même s’il est dominé par le groupe Dassault Systèmes qui représente 31% du chiffre d’affaires des 100 premières entreprises françaises.


(*) : Nous nous sommes limités ici aux 10 premiers du top 100 de l’AFDEL. Le chiffre d’affaires (CA) retenu est celui des produits (licences et maintenance) et des revenus d'abonnement.

 La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com/)  

jeudi 14 octobre 2010

Audit légal : vers de nouvelles dispositions européennes ?

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Le commissaire européen au Marchés intérieur et aux Services, Michel Barnier, a présenté hier un livre vert dans lequel :

  • il met l’accent sur la forte concentration du marché de l’audit légal (commissariat aux comptes) dans lequel les « Big Four » (Ernst & Young, Deloitte, KPMG et Price Waterhouse Coopers) détiennent une part de marché très significative au sein de l’Union européenne à fortiori lorsqu’il s’agit des sociétés cotées,
  • il s’interroge également sur l’indépendance des commissaires aux comptes car ces derniers sont (comme tous prestataires) rémunérés par leurs sociétés clientes.
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Suite à ce livre vert, la Commission européenne a lancé une consultation sur le sujet de l'audit légal afin éventuellement de légiférer... à suivre donc…

jeudi 17 juin 2010

Les objectifs et mesures introduites par Bâle III (3)

finance daf directeur financier banques bale 3 bordeauxConséquence de la crise financière, le comité Bâle a souhaité s'assurer de la capacité des banques à absorber des pertes importantes et comparer leur solidité respective ; ce dans le but d’éviter de nouvelles faillites. Pour ce faire, il compte s’appuyer sur toute une série de mesures baptisées « Bâle 3 » (prolongement de Bâle 2) dont voici les quatre principales :
   
 1) Renforcer les fonds propres des banques
Selon le Comité Bâle, il existe des fonds propres plus à même que d’autres à supporter des pertes. Dans cette perspective, le ratio « Core tier 1 » a été revu de façon à ne contenir que des actions ordinaires ou équivalent (exclusion des instruments hybrides tels que les titres super-subordonnés). Les activités les plus risquées verraient ainsi leurs fonds propres alloués sensiblement renforcés.

2) Inciter les banques à disposer de ressources court terme suffisantes par la création de 2 ratios de liquidité

  • le « liquidity coverage ratio « qui imposerait aux banques internationales de disposer d’une réserve d'actifs sans risque facilement négociables afin de pouvoir résister, pendant 30 jours, à une éventuelle crise (ex : retraits massifs des déposants),
  • le « net stable funding ratio » qui répond au même objectif mais sur une durée plus longue (1 an) lui vise le même objectif mais sur un an.
En conséquence, les établissements de crédit ne pourraient investir dans des actifs à long terme (immobilier entre autres) qu’avec des ressources à long terme.

3) Création de « coussins cycliques »
Constitués de résultats mis en réserve en haut de cycle, ils seraient utilisés en cas de crise et aussitôt reconstitués en cas de période faste. Ils permettraient donc de lisser les chocs économiques.

4) Modification du ratio d’effet de levier
Le ratio d'effet de levier (« leverage ratio ») qui compare les engagements des banques à la taille de leur bilan deviendrait plus important qu’aujourd’hui dans le dispositif Bâle (pilier 1). L’objectif visé est d'éviter un trop fort endettement des banques.

Au global, il ressort que ces nouvelles règles pénaliseraient fortement les banques européennes par rapport à leurs concurrents hors CEE notamment du fait des distorsions comptables existantes. Ainsi, le respect des règles Balle III (3) dégraderait, selon les banques européennes et françaises, leur performance économique (impact négatif sur leur rentabilité et leur croissance) d’où les contestations actuelles.