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samedi 12 février 2011

Les droits d’enregistrement sur les rachats de fonds de commerce et de sociétés

Lors du rachat d’une entreprise, l’acquéreur est redevable de droits d’enregistrement (droits de mutation).
pourcentage taux droits enregistrement rachat sociétés entreprises fonds de commerce titres parts sociales actions barème fiscal fiscalité transmission vente cessionDans un délai d’un mois après la signature de l’acte de cession (vente), le repreneur doit faire enregistrer l’acte auprès du service des impôts et payer à cette occasion les droits correspondants.
Ces droits dépendent du montant et de la nature de la transaction (acquisition de titres de société, rachat d’un fonds de commerce).


1. Rachat d’un fonds de commerce

Lors de la reprise d’un fonds de commerce (clientèle, droit au bail, nom commercial…), le cessionnaire (acheteur) devra verser des droits d’enregistrement déterminés selon un barème officiel :
  • aucun droit n’est à verser pour la partie du prix de vente qui est inférieure à 23.000 € (0%),
  • pour la partie du prix de vente comprise entre 23.000 à 200.000€, les droits s’élèvent à 3%,
  • pour la fraction du prix de vente dépassant 200.000€, des droits de 5% s’appliquent.
Un régime de faveur est prévu pour les rachats de fonds de commerce ou de clientèles situés dans des zones de redynamisation urbaine (ZRU), zones franches urbaines (ZFU) ou territoires ruraux de développement prioritaire (TRDP). Dans ce cas, les droits d'enregistrement correspondants sont légèrement diminués puisque pour la partie du prix d’achat compris entre 23.000 et 107.000€, le taux de taxation est ramené à 1% (au-delà de 107.000 €, les taux courants s’appliquent : 3% puis 5%).

ventes cessions rachats acquisitions business affaires fonds de commerces entreprises societes droits enregistrements mutation taxes fiscales montant evaluation évaluer calculerNe pas oublier qu’en sus des droits enregistrement, il convient de prévoir les frais d'immatriculation au RCS, de publicité, sur les frais sur emprunts, les honoraires de rédaction de l'acte…
Les marchandises et matières premières cédées, étant soumises à la TVA, ne font pas l’objet de taxation au titre des droits d’enregistrement.

NB : tous ces taux intègrent à la fois l’impôt d'état, la taxe départementale et la taxe communale.

2. Rachat d’une entreprise

Les cessions de titres de sociétés sont en principe toutes soumises à des droits d’enregistrement égaux à 3% du prix d’achat. Cependant, des règles spécifiques existent selon le type de société reprise.

2.1. Achat de parts sociales
Sont concernés les titres de sociétés en nom collectif (SNC), d’entreprises unipersonnelles à responsabilité limitée (EURL), de SARL de famille (sociétés à responsabilité limitée constituées entre les membres d’une même famille) ou de SARL « classique ».
Les droits d’enregistrement sont fixés forfaitairement à 3% du prix d’achat des parts sociales déduction faite d’un abattement de 23.000 € sur le prix de cession des titres (si l’acquisition porte sur la totalité du capital). L’abattement est réduit proportionnellement à la part du capital racheté (ex : acquisition de 70% des parts, l'abattement est de 23.000 x 70% soit 16.100 €).

droits enregistrement rachat sociétés entreprises fonds de commerce titres parts sociales actions barème fiscal fiscalité transmission vente cession sommes impots2.2. Achat d’actions
Sont concernés les titres de sociétés anonymes (SA), de sociétés par actions simplifiées (SAS) et de sociétés en commandite par actions (SCA).
Le montant des droits d’enregistrement est également fixé à 3% mais leur montant est plafonné à 5.000 €.


NB : Des règles spécifiques peuvent s’appliquer si la cession portent sur des titres représentatifs d’un apport en nature réalisé depuis moins de 3 ans.

Lire aussi : "Le financement des reprises et créations d'entreprises".

La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)

lundi 24 mai 2010

Réforme de la TVA immobilière

Réforme de la tva immobiliere immobilière droits enregistrement marchands de biens operations régime fiscal transaction vefaLa loi de finances rectificative pour 2010 (article 16), publiée au journal officiel du 10 mars 2010, modifie sensiblement le régime de la TVA immobilière.
Ces évolutions s'appliquent depuis le 11 mars 2010, et concernent les règles applicables en matière de TVA et de droits de mutation.

L’instruction fiscale du 15 mars 2010 détaille les mesures transitoires et propose un tableau récapitulatif des principales dispositions (voir ci-dessous).

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Cette réforme de la TVA immobilière apporte un certain nombre de modifications dont :
  • la suppression du régime spécial des marchands de biens,
  • l'ouverture, en matière de droits de mutation du régime spécial des achats en vue de la revente, à tous les assujettis, avec un délai de revente de 5 ans,
  • la modification de la définition du terrain à bâtir ainsi que la fin de l’exonération de TVA,
  • l’inversion du redevable de la TVA,
  • l’exigibilité de la taxe dans le cas d’une vente en état futur d’achèvement (VEFA)...
Deux autres instructions fiscales seront publiées prochainement : l'une relative à la TVA, l'autre aux droits de mutation à titre onéreux.
La revue de presse d'Adafec (http://adafec.blogspot.com)